Étanchéité à l'air

Pourquoi réaliser un test d'étanchéité à l'air ?

Parce que vous souhaitez que votre habitation soit aussi performante en économie d'énergie qu'agréable à vivre.

En effet, afin de pouvoir déposer votre permis de construire, vous avez du passer par l'indispensable phase de l'étude thermique (afin de s'assurer que votre futur projet répondra aux exigence de la réglementation thermique). Ensuite votre habitation a été construite en fonction des matériaux et systèmes de chauffage préconisés par cette étude. Tous ces surcoûts apportés à votre projets ne sont pas inutiles, ils vous garantissent un niveau de consommation assez bas au regards de toutes les constructions réalisées jusqu'en 2013, cette performances doit vous permettre de réaliser des économies d'énergie et donc de fait d'amortir vos investissements sur 15 à 20 ans.

Mais attention, il reste une dernière étape, vérifier que la mise en oeuvre de la construction répond aux critères demandés, et parmis ces critères il y a le test d'étanchéité à l'air.

Ce test doit être réalisé par des personnes formées, possédant le matériel requis et autorisé par le ministère de l'égalité des territoires et du logement.

Le rôle de ce test ne doit pas être sous estimé, il garantié l'étanchéité correcte de votre habitation.

Pourquoi réaliser un bâtiment étanche à l'air ?

Assurer un bon niveau d'étanchéité à l'air pour un bâtiment, c'est être capable de maitriser les flux d'air qui circulents à travers des orifices volontaires (VMC, entrée d'air et extraction) et limiter les flux parasites, qui peuvent être source de pathologie, d'inconfort et de gaspillage d'énergie. Mais cela ne signifie pas de confiner les occupants dans un "sac plastique" mais au contraire de procurer un air sain et en quantité suffisante mais avec des apports contrôlés.

Afin de protéger votre construction et améliorer votre confort.

  • L'air est un vecteur thermique, il contribu aux déperdition par échanges d'air parasites non contrôlés.
  • L'air est également un vecteur d'humidité dans le bâtiment et un trops fort taux d'humidité est source d'inconfort et de dégradation des matériaux de construction.
  • L'isolation ne doit être soumise à aucun flux d'air afin de garantir son niveau de performance à la pose et dans le temps (migration d'air froid ou chaud et d'humidité).
  • Afin d'éviter la migration de polluant dans l'habitation, l'air forcée à travers les parois se charge de particules des matériaux de construction mais également d'allergènes qui sont développé dans ces mêmes matériaux.
  • Eviter l'inconfort du à une sensation d'air froid.
  • Un mauvais fonctionnement de la VMC pour laquelle les entrées d'air définits par conception seront perturbées par les infiltrations d'air parasite.

Qualité de l'air intérieur

Pour ventiler correctement les pièces qui en ont besoin, il convient que les arrivées d’air neuf soient maîtrisées. Pourtant, dans les constructions courantes en France, entre un quart (1/4) et un tiers (1/3) de l’air neuf provient des défauts d’étanchéité de l’enveloppe.

Par ailleurs, l'air qui transite dans les parois avant de pénétrer dans le logement peut se charger en polluants (fibres, poussière, moisissures, composès organiques volatils, etc.), puis les transférer à  l'intérieur.

Modification des flux d'air due aux infiltrations. Dans l'exemple de droite, elles engendrent plus de débit dans le séjour et les chambres sont cour-circuitées.

Pénétration d'air froid et de bruit dans une habitation perméable.

Confort thermique et accoustique

Une mauvaise perméabilité de l'enveloppe peut altérer le confort des occupants de deux manières :

  • D’un point de vue thermique, en période de chauffe, les infiltrations d’air parasite peuvent être source de sensations gênantes (courants d’air, paroi froide, fluctuation de températures, voire une impossibilité de chauffer correctement). 

  • D’un point de vue acoustique, une enveloppe perméable compromet l’isolation acoustique vis-à-vis des bruits extérieurs

La facture énergétique

L’existence de trous dans l’enveloppe génère des flux d’air traversant non maitrisés qui viennent en supplément du renouvellement d’air spécifique dû au système de ventilation. Ce phénomène sera plus ou moins amplifé selon les conditions de vent et le fonctionnement du système de ventilation. 

 

Illustration de la condensation dans les parois.

La conservation du bâti

En période de chauffage, l’air exfiltré vers l’extérieur se refroidit en particulier dans l’isolant. Ainsi, son humidité relative augmente. Si au cours de ce parcours le point de rosée est atteint, il y a condensation, ce qui rend l’isolant moins performant et peut engendrer des phénomènes de corrosion et de moisissure des matériaux.

 

Courant traversant en présence de vent.

En saison froide, ces flux d’air induisent un besoin supplémentaire de chauffage. L’augmentation du débit de renouvellement d’air dû aux infiltrations peut entraîner une augmentation des besoins de chauffage de l’ordre de 10% pour des systèmes de ventilation simple flux, et 25% voire plus, pour des systèmes double flux sur des constructions très perméables. 

Enfin, certains transferts peuvent affaiblir la performance thermique des parois, si l’air extérieur s’infiltre entre l’isolant et le parement intérieur.